Paris, un jour et demi.
Mercredi 21 Mai & Jeudi 22 Mai.
14h30, le train part de la gare de Narbonne. Il y a déjà beaucoup de monde dans ma voiture. A chaque arrêt en gare, de nouvelles personnes montent et la même valse s'exécute : les gens s'étant assis "au hasard" doivent laisser leurs places aux gens les ayant réservés... Peu à peu, le ciel s'assombrit et les gens qui arrivent aussi. Une grand-mère entrent dans notre voiture en rouspétant, demandant une place où s'assoir. Exigeant une place où s'assoir même! Elle fulmine :
" J'ai une place réservée, oui. Mais en bas, et y'a plein de gosses!" Une autre femme lui demande si elle n'aime pas les enfants et la vieille de répondre :
"Oh, si, j'aime les enfants, mais quand ils sont biens dressée!"Le train continue sa progression, en marche arrière pour moi qui suis dos à ma destination. Je n'aime pas ça. Je préféré être dans le sens de la marche, pour apercevoir au loin les paysages plutôt que de contempler ceux que je quittes...
Toute l'histoire de ma vie.Sur les coups de sept heures moins dix, nous arrivons enfin à la Gare de Lyon, dont je ne comprendrais jamais le pourquoi-du-comment du nom. Mon père et moi filons directement en direction du métro. On attends patiemment notre tour pour acheter un carnet de tickets de métro, plus économiques que si on en achetait à l'unité. Arrive notre tour, Papa demande un carnet de tickets et pose une question à la jeune femme derrière son plexiglas :
" Et, quelle est la date de validité de ces tickets ?", et la jeune femme de rétorquer que désolée, monsieur, elle ne comprend pas votre question. Mon père me regarde et on se comprend.
"Je vous demande si, si je reviens dans un an, je pourrais me servir de ces tickets ?" _ "Oui, monsieur, à condition qu'ils ne soient pas déjà utilisés."On prend le métro, arrive à l'hôtel, allons repérer l'
ambassade Américaine et rentrons quelques temps à l'hôtel avant de repartir visiter un peu notre quartier. Il me montre les
Champs Elysées et l
'Obélisque de la place Concorde, entre autres. Puis, nous allons manger dans un restaurant (
L'hippopotamus, eh non, pas le restaurant du Crillon !) et enchaînons avec un café à
Starbucks avant de nous rediriger vers l'hôtel pour aller dormir. Dormir, chose difficile quand, habituée au gazouillis des oiseaux dés 5h du matin, on entend la circulation et des éclats de voix tout au long de la nuit, et que des rideaux minables laissent passer bien trop de lumiére pour que je puisses espérer dormir. Une nuit qui m' a parut interminable, donc.